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Sommaire
1. D’où vient le mot « intelligence » ?
2. Qu’est-ce que l’intelligence ?
3. Existe-t-il plusieurs formes d’intelligence ?
4. A quoi reconnaît-on un enfant surdoué ?
5. Que mesure le quotient intellectuel ?
6. Les tests de QI sont-ils fiables ?
7. L’intelligence est-elle mesurable ?
8. Qu’est-ce qu’une intelligence artificielle (IA) ?
9. L’homme est-il un être logique ?
10. Les animaux sont-ils intelligents ?

 

1. D’où vient le mot « intelligence » ?
Le mot « intelligence » provient du latin. Il a deux étymologies possibles : inter-legere, qui signifie « assembler les idées entre elles », et intus-legere, qui veut dire « saisir la réalité intime d’une chose ».

2. Qu’est-ce que l’intelligence ?
Certains psychologues définissent l’intelligence selon un certain nombre d’aptitudes, par exemple celles-ci :

1. La faculté d’inventer une solution face à une situation nouvelle (par opposition à un comportement guidé par l’instinct)
2. La capacité d’analyse (déduire les conséquences)
3. La capacité de synthèse (associer entre elles des connaissances ou des consignes)

D’autres psychologues définissent autrement l’intelligence. En réalité, l’intelligence pose un véritable problème de définition.

3. Existe-t-il plusieurs formes d’intelligence ?
Le psychologue Howard Gardner définit l’intelligence comme un potentiel diversement utilisé selon les individus. Selon lui, il existe plusieurs formes d’intelligence. C’est la théorie des intelligences multiples. Gardner en répertoria neuf :

1 - L’intelligence linguistique : savoir manipuler les mots et les phrases, savoir expliquer et comprendre un texte. Les écrivains, les poètes et les grands orateurs (politiciens, avocats, commerciaux, humoristes, vendeurs sur les marchés) ont particulièrement développé cette forme d’intelligence.

2 - L’intelligence logico-mathématique : manipuler des abstractions et des concepts mathématiques, calculer, déduire et analyser (comme le font les mathématiciens, les scientifiques et les philosophes).

3 - L’intelligence musicale : des discerner les timbres, rythmes, mélodies, etc. (éventuellement savoir jouer et composer).

4 - L’intelligence spatiale : se déplacer dans l’espace, se diriger sur une carte, visualiser avec le plus de précision possible des images mentales (c’est une forme d’intelligence particulièrement active chez les géographes, les sculpteurs, les peintres…).

5 - L’intelligence kinesthésique : la capacité à utiliser son corps avec adresse, souplesse et précision, à maîtriser chacun de ses mouvements (par ex. dans la danse, la gymnastique ou les arts martiaux).

6 et 7 - Les intelligences personnelles : elles regroupent la faculté de percevoir et d’analyser ses propres états d’âme, ses pensées et ses émotions (l’intelligence intrapersonnelle), et celle de percevoir et de comprendre les états mentaux des autres (l’intelligence interpersonnelle).

8 L’intelligence naturaliste : inventer des catégories pertinentes pour décrire des éléments divers trouvés dans la nature (objets, animaux, plantes…), savoir les trier et les classer avec précision (cette forme d’intelligence est particulièrement développée chez les naturalistes, les biologistes et les collectionneurs)

9 L’intelligence existentielle est une forme possible d’intelligence. Les chefs religieux et certains philosophes sont particulièrement doués pour réfléchir sur l’existence en générale. La question est de savoir si cette capacité relève bien de « l’intelligence ».

Le seul point commun qui existerait entre ces formes d’intelligence serait le potentiel d’intelligence qui y est utilisé. Les psychologues appelle ce facteur générale de l’intelligence le facteur « g ». Il fait l’objet de nombreuses recherches.

4.A quoi reconnaît-on un enfant surdoué ?
Tout le monde connaît des enfants doués à l’école, ils représentent 10 à 15% de la population, mais seulement 2 à 5% sont des enfants surdoués. Contrairement aux idées reçues, les enfants précoces ne sont pas nécessairement surdoués, même si l’inverse est vrai. Un enfant peut être doué dans sa jeunesse mais stagner à un certain niveau (il aura simplement atteint plus vite que les autres son intelligence d’adulte, comme un enfant qui grandit plus vite). Par ailleurs, le niveau scolaire n’est pas nécessairement le meilleur moyen de mesurer l’intelligence d’un enfant. En effet, certains surdoués s’ennuient, se sentent différent, dépriment et sont en situation d’échec scolaire.

Ceci dit, un enfant surdoué se reconnaît aux caractéristiques suivantes :

 

- Les enfants surdoués sont précoces : ils parlent tôt, marchent tôt et lisent avant d’entrer à l’école, ils sont animés par une insatiable curiosité et ont une excellente mémoire.
- Ils avancent à leur propre vitesse, ils font des découvertes seuls et intuitives (sans raisonnement linéaire).
- ils sont conduits par une volonté de maîtriser un domaine particulier, dans lequel ils ont de grandes facilités, par exemple les mathématiques ou un talent artistique. Ils ont tendance à se focaliser sur ce domaine au dépend du reste.

Les enfants surdoués dans le domaine des mathématiques sont le plus souvent de sexe masculin. Pour des raisons neurologiques aujourd’hui élucidés (un excès de testostérone dans le cerveau du fœtus), ces mêmes surdoués possèdent de piètres capacités dans le domaine verbale, ils lisent mal, écrivent mal et sont parfois dyslexiques.

Toutes les formes d’intelligence ne sont pas mesurables. Parfois, seuls les véritables prodiges, comme le fut Mozart, sont remarqués. Les enfants surdoués dans le domaine logico-mathématique sont plus facilement repérés, grâce aux tests de QI : ils obtiennent des scores de 130 ou plus, quand les adultes gravitent autour d’une moyenne de 100 (les sous-doués ont un score de 70 ou moins).

5. Que mesure le quotient intellectuel ?

Les tests de QI mesurent le quotient intellectuel d’un individu, c’est-à-dire notre capacité à résoudre des problèmes de type logico-mathématique. Ces problèmes sont toujours abstraits, c’est-à-dire qu’ils peuvent se résoudre à conditionner d’abstraire des chiffres, des variables et des opérateurs (multiplication, addition, et, ou, etc.) des images ou des énoncés que l’on vous présente. Par exemple, dans un test où des pièces de monnaie vous seraient présentées, il ne sert à rien de regarder la couleur de ces pièces, leur forme ou les figures qui y sont dessinées, mais il faudra tenir compte des nombres indiqués et de leur position : évoluent-ils de 2 en 2 ? faut-il les soustraire, les additionner ? etc.


6. Les tests de QI sont-ils fiables ?

Les tests de QI font l’objet de deux types de critiques : non seulement ils ne mesurent qu’une forme d’intelligence (« l’intelligence logico-mathématique »), mais ils ne la mesurent pas avec exactitude. En effet, il n’existe pas un mais de multiples tests de QI. Malgré ces défauts, ils semblent cependant suffire pour les cabinets de recrutement, où ils sont utilisés pour mesurer les capacités de raisonnement d’une personne appelée à travailler dans un domaine touchant à l’économie ou à l’informatique, par exemple. Ces tests constituent seulement des indicateurs. Pour confirmer leurs résultats, les responsables des ressources humaines intègrent les tests de QI à une batterie d’autres tests, comme les bilans de compétence, les tests de culture générale, les tests de personnalité, les tests de quotient émotionnel et les entretiens proprement dits.

7. L’intelligence est-elle mesurable ?

Les tests de QI peuvent être variés à l’infini. Le remplacement des tests de QI ne concernent donc pas les tests en particulier mais la mesure du QI en général. Il faut donc remplacer une mesure par une autre. Or, ce remplacement pose un problème d’ordre épistémologique (philosophique). L’intelligence est-elle mesurable ? On peut résumer la problématique de cette façon :

 

« Le Q. I. est le quotient intellectuel. Il mesure l’intelligence. Qu’est-ce que l’intelligence ? Ce qui est mesuré par le Q. I.. Qu’est-ce que le Q. I. ? Etc. Pour sortir de ce paradoxe, on est obligé de redéfinir le Q. I.. Il ne mesure pas l’intelligence, mais ce qui est mesurable dans l’intelligence, il mesure la partie mesurable de l’intelligence. Or, il existe plusieurs tests de Q. I. Chaque test de Q. I. mesure donc un aspect différent de l’intelligence. Autrement dit, il existerait autant de formes d’intelligence que de tests possibles de Q. I. ».

Actuellement, les psychologues ont abandonné le test de QI pour partir à la recherche d’un mystérieux facteur « g », le facteur générale de l’intelligence (voir FAQ n°3).

8. Qu’est-ce qu’une intelligence artificielle (IA) ?
En théorie, une IA devrait correspondre à une machine intelligente, capable de passer le Test de Türing, c’est-à-dire de tenir un discours normal avec un homme, par le biais d’un écran d’ordinateur, sent que cet homme se doute qu’il s’agisse d’une machine. En pratique, une IA est un logiciel, relativement autonome, qui a développé de fortes capacités dans le domaine logico-mathématique, qui est capable d’apprendre et d’évoluer. Les IA utilisées en informatique ou en robotique ne sont pas « intelligentes » dans le sens humain du terme et sont incapables de passer le test de Türing.

9. L’homme est-il un être logique ?

Quand on s’interroge sur les capacités d’une machine (ordinateur, jeu d’échecs, robot…) à égaler les performances humaines, on se pose rarement la question de savoir si l’homme est un être logique, comme peut l’être une machine. Or, certains éléments laissent penser que l’homme n’est pas rationnel, même en excluant le rôle perturbateur des émotions comme le stress. Les arguments contre le raisonnement logique de l’être humain sont les suivants :

L’orientation dans la pensée. L’homme n’utilise pas toutes les formes de syllogismes dans ses démonstrations, non qu’ils puissent toutes les comprendre, mais certaines sont plus faciles à comprendre que d’autres (alors que leur complexité – d’un point de vue logique – est égale). Par exemple, je peux dire que :

 

A Tous les hommes sont mortels
B Or Socrate est un homme
C Donc Socrate est mortel

De manière plus générale, les hommes suivent un ordre particulier dans leur raisonnement qui est lié à la syntaxe de leur langue.

Les inférences positives. L’homme raisonne avec des éléments positifs (« ceci est cela ») plutôt qu’avec des formules négatives (« ceci n’est pas cela »). Imaginons des panneaux à des bifurcations. Quel(s) panneau(x) décideriez-vous de lire si vous deviez vérifier la règle « si PARIS est indiqué à gauche, alors TOURS est indiqué à droite » ?

La plupart des gens utilise le cas 1, parfois le 4 (quand ils ont mal compris la règle), rarement les cas 2 et 3. Ils cherchent à confirmer la règle au lieu de l’infirmer - ce qui est pourtant la seule manière décisive de vérifier une règle.

Le rôle de la mémoire dans l’apprentissage. On s’est perçu que les enfants se souvenaient autant des règles que des phrases. Pour utiliser une règle d’orthographe, ils ne font pas seulement usage de la règle, ils se remémorent (plus ou moins consciemment) des mots et des phrases similaires à celle qu’ils écrivent. La part de la mémoire dans ce qu’on imagine être de « l’intelligence » est en réalité très importante. Ce fonctionnement particulier du cerveau expliquent les erreurs systématiques que l’on peut faire alors même que l’on connaît la règle (les fameuses « fautes d’inattention » ) : en réalité, l’élève mémorise aussi bien les bonnes solutions que les mauvaises.

Pourtant, ce jugement n’est pas définitif. L’homme n’est peut-être pas logique au sens d’une machine, mais il peut posséder une logique proprement « humaine », orientée vers des buts, qui s’inscrit dans une certaine vision du monde, avec les moyens qui sont les siens. L’intelligence ne serait donc plus qu’un moyen, parmi d’autres dont l’homme dispose (avec la mémoire, le langage, les émotions…), pour réaliser ses projets.

A un autre niveau, qui est celui de la survie, ces « erreurs logiques » et même l’ensemble de ces capacités répondraient aux nécessités d’un environnement complexe et changeant, où l’on doit agir alors que l’on risque de se tromper, où les perceptions sont parfois trompeuses et les gens menteurs, où la vie nous lance toujours de nouveaux défis, etc. Dans le vaste problème que représente la vie, les hommes sont amenés à ne pas faire les meilleurs choix dans l’absolu, mais à faire des les meilleurs choix, à un moment donné, avec les informations dont ils disposent, dans un temps limité. L’intelligence humaine est donc une intelligence de l’optimum.

10. Les animaux sont-ils intelligents ?

Les animaux sont plus ou moins intelligents selon la forme d’intelligence qui sert de comparaison (voir FAQ n°3) : certains voient leur environnement avec des sens plus nombreux et plus précis que ceux de l’homme, ils ont une représentation plus complexe de leur environnement (les aigles, les baleines…), d’autres ont développé un langage complexe que l’homme étudie encore (les dauphins, les fourmis), etc.

Pourtant, cette intelligence n’est-elle pas de l’instinct déguisé ? On opposera ainsi l’intelligence à l’instinct. Par « instinct », on entendra des capacités innées, une absence de représentations mentales, l’absence de concepts abstraits et un mode d’apprentissage primitif, par essais et par erreurs. Or, le monde animal est rempli d’exceptions :

 

- De nombreux hérons dans le monde (à part au Japon) pêchent à l’appât en s’aidant d’une brindille, ce qui montre qu’ils n’utilisent pas que leurs capacités innées.
- Pour sortir des labyrinthes que leur inventent les scientifiques, les rats conçoivent des « cartes mentales » de leur environnement. Ils ne s’appuient pas uniquement sur leurs perceptions mais aussi sur des représentations mentales.
- Le perroquet gris dénommé Alex, étudié par Irene Pepperberg (voir www.azstarnet.com/nonprofit/alexfoundation/), peut reconnaître et même compter parmi une centaine d’objets, selon leur nom, leur couleur, leur matière ou leur forme (avec 80% de réussite). A défaut de concepts à proprement parler (comme la beauté, la justice, la vérité…), certains animaux seraient donc capables de manipuler des catégories abstraites.
- Des corbeaux placés dans une cage ont trouvé l’idée de tirer une ficelle avec leur bec et leurs pattes, pour ramener à l’intérieur de leur cage un morceau de nourriture qui leur était autrement inaccessible. Cette solution n’est pas née d’une suite d’essais ou d’erreurs, mais d’un seul coup, après 6 heures sans essais (les pigeons avaient d’abord essayé d’atteindre le morceau puis avaient abandonné).

Le seul élément qui permette encore de qualifier le comportement animal d’instinctif, par opposition à un comportement intelligent comme le nôtre, est un simple constat, à partir des observations faites dans la nature et des expériences de laboratoire : que ce soit pour les attirer ou les récompenser, tous les animaux sont motivés par la nourriture.

Sans remettre en cause leurs capacités intellectuelles, on en conclura ceci : il n’existe que deux différences entre l’homme et l’animal. Premièrement, il y a une différence degré (et seulement de degré) entre les capacités intellectuelles de l’homme et celles de l’animal. L’homme n’est pas « intelligent » en soit, il est simplement « plus intelligent » que l’animal. Deuxièmement, l’animal utilise ses capacités intellectuelles pour des besoins primaires (se nourrir, survivre, se reproduire). Tout son potentiel est au service de l’instinct.


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